Posté par sylvie974 le 29 septembre 2009

AU COEUR DES ANDES EN VELO 

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Suivez moi au cours du voyage…

Je vous emmène volontiers en voyage avec moi, de l’Equateur à Ushuaia. L’hémisphère sud en vélo, par la cordillère des Andes.  C’est la réalisation en solitaire du rêve d’une femme, partant à la rencontre d’autres horizons et d’autres femmes. 

Un voyage de six mois, avec le minimum, juste l’essentiel : VELO (ou LOVE en regardant autrement ! ) 

Voici le récit des mes étapes, au cours du voyage. Pour connaitre mon projet, les détails pratiques du voyage, mon itinéraire, les messages recueillis auprés des femmes : mon site  .  http://pagesperso-orange.fr/au.coeur.des.andes

Et bonne route à chacun, sur son propre chemin…sur notre belle Terre !

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La terre de feu

Posté par sylvie974 le 20 janvier 2010

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J’entre sur l’ile de la terre de feu, en traversant le détroit de Magellan, par le bateau qui relie Puenta Arena à Porvenir ;  Endroit mythique, imprégné de l’histoire des premiers explorateurs, et aussi des indigènes vivant sur ces terres et pourchassés et tués par les colons. Il ne reste donc plus que quelques estancias,et les moutons, source de richesse pour ces nouveaux colons. Et quelques villes très rares.

11 janvier : Porvenir. Onaisin.105 km et 8h. Dénivellé : 300m

Je quitte porvenir sous la pluie. Que faire ? il n y a pas de bus, et 180km de piste à venir, sans étape où s’abriter. De toute façon, il n’y a pas le choix, je n ai pas envie d’attendre demain ; la piste est caillouteuse au début avec quelques petites grimpettes, mais surtout elle est pleine de flaques d’eau et parfois de boue. J’ai empilé tous mes vetements, et suis des plus humide et marron, mais je n’ai pas froid.

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Bizarrement, la aussi je garde le moral, comme si je savourais les derniers jours de ce voyage en me délectant de cet infini. Aujourd’hui, il n’y a vraiment rien, que la pampa et un bras de mer.

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 Arrivée a Onaisin, je cherche le village, ce n est en fait qu’un carrefour. Je trouve tout de meme une maison perdue, qui m’offre un abri pour la nuit ; cela suffit à mon bonheur.

12 janvier : Onaisin. San Sébastien ( Argentine )66 km et 4h20 ; plat

IL pleut toujours  un peu, et mes survêtements sont couleur terre, mais je sais la frontière proche, et la piste est meilleure. Je vais devoir attendre 1h a chaque frontiere ; les 2 frontieres étant séparés de 11 km.

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Avant chaque frontiere, je m’oblige a finir mes produits frais, mais je planque mes fromages et mon saucisson dans ma tente, je ne peux pas tout manger. J’ai rencontré un français qui est resté 2 h chez les policiers chiliens, avec une amende, pour… une mandarine. J’arrive donc tard en Argentine et trouve un hotel derriere la frontiere, un peu cher, mais bon, je vais pouvoir tout faire secher et dormir au sec.

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                   Me voici en terre de feu argentine,                   et au bord de l’océan Atlantique, ça change !

13 janvier : San sébastien. Rio grande. 85 km de vélo et 5h. Dénivellé :200m

Le vent aujourd’hui est déchainé, au matin déja à 80. 90km/h, mais il ne devrait pas etre trop de face; d’ailleurs la seule étape où je devais l avoir dans le dos, ça a été les 2 jours de pluie, et sans vent….Je longe l’atlantique dans un paysage désertique, à part une estancia.

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De longues lignes droites , avec vent de travers, ne sont pas faciles. je m’abrite derriere un talus, pour le pique nique ; j ai maintenant mes habitudes.

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A Rio grande, je trouve un hotel bien sympa Los argentinos.( 50 pesos avec petit dej, et cuisine et internet;le top!). j’en profite pour nettoyer et graisser mon vélo. Il était recouvert d’une pate de boue.

14 janvier : Rio Grande. Lohuin ; 116 km de vélo et 7h20

A l’approche du but, mon énergie redouble; je sais maintenant que j’y arriverai;

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Une belle journée ; peut être la premiere sans trop de vent ; j en profite pour m’arrêter assez souvent. Je vois mon  1er condor, des guanacos et des chevaux galopaient, et toujours les forêts aux troncs morts ; agréable arrêt pique nique, devant 2 troncs enlacés,  un qui vit alors que l’autre n’a plus de feuilles .

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 Au bout de 80 km, il y a plusieurs bosses. Je vois un fourgon faire demi tour pour me proposer de m’emmener a Ushuaia, et insister. Et c est .. une camionnette de l’éducation nationale. Pas mal ! Ce serait le comble, après tous ces km…j’en ris bien. Et vers 7h, j’arrive a Tolhuin, c’est tout petit ; vais-je trouver un hébergement ? hospedaje bien sympa, ou je me prépare ma popote , los lengas ( 50 P). je suis la seule.

15 janvier : Tolhuin. USHUAIA….. 113km de vélo et 7H45. Dénivellé : 900m

Le bout du chemin …

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Le dernier jour ! je ne vous dis pas l’émotion aujourd’hui ! et Ushuaia, ça se mérite car j ai tour à tour, les bosses, la pluie, le vent et les 2 à la fois. Mais quel plaisir de grimper le col au milieu des sommets enneigés et des lacs. Je prolongerai volontiers cet instant. bon, la pluie c’est plus génant, mais je suis bien équipée;

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 je savoure chaque bout de paysage et chaque coup de pédale. presque 9000 km, en 5 mois et tout un hemisphère. Je suis contente, car le défi sportif n’était pas facile ( peu de temps pour boucler la route et donc de grandes étapes) et aussi pour tous ces instants qui sont dans mon coeur, que j ai vécu si intensement.C’est ça qui est important. Ce matin j ai dejeuné avec un pecheur; il est partie avec sa canne, moi avec mon vélo ; on rayonnait de la meme joie. Le vélo a donné toute l’intensité a mon voyage, de part l’effort qui permet de mieux apprecier, la nature, les rencontres, les repas, le lit du soir ; de part son rythme qui nous offre l’inconnu, en nous otant le désir du faire et toute programmation.Et ce contact fabuleux avec la nature du matin jusqu’au soir ; on la découvre ainsi de l’intérieur, et en symbiose avec le soleil et le vent. Bref ça bouillone aujourd’hui, et je saute de joie quand j’arrive au panneau de la cité la plus australe. El fino del mundo….

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Et ce n est que fort tard , et un brin fatiguée, que j’arrive a l’auberge de jeunesse. Le retour à la « civilisation  » est toujours dur. Serai je devenue plus sauvage ? sans doute un autre regard.Ici des tee shirt sur la route 40 ! des pingouins sous toute les formes, la patagonie en gadgets.

 16-19. janvier : 80 km de vélo, en ballade, et histoire de me rapprocher des 9000 km .

Comme pour me souffler qu’il n’y a pas de fin, je rencontre le soir de mon arrivée 2 argentines, Myriam et Annalia, et nous allons former un beau trio pour visiter Ushuaia ;

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la fin de la cordillère des Andes, et donc de belles montagnes enneigées qui se terminent dans la mer. D’ailleurs cette longue chaîne de montagne, qui craque et se déplace, me fait fort penser à une colonne vertébrale soutenant tout un continent. J’en suis donc au sacrum . Clin d’œil aux osteos et kinés…..

Randonnée tout d’abord au superbe parc de la tierra del fuego, au bord de l’eau, dans la foret de lengas ( hêtres), un brin ravagée par les castors.

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Puis navigation sur le canal de Beagle ( du nom du bateau de Fitz Roy, sur lequel Darwin commença à rédiger son «  évolution des espèces »), le canal séparant Ushuaia de l’ile Navarro chilienne, ou se trouve Puerto Williams, qui me semble encore plus australe que sa voisine argentine.

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Port Williams 

 Bataille entre les 2 pays…je fais donc les classiques de la fin du monde ;  je vais au phare d’Ushuaia , puis  dans la baie de p Williams ! en allant voir une dernière fois mes amis les pingouins

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En vélo je repars en direction du parc pour aller jusqu’au bout de la route. Bon , il me faudra bien faire demi- tour… plus rien au delà, sauf l’antarctique . Toute les 3 , on décide même d’aller galoper au bord du canal et au soleil couchant.

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 Et le soir à l’auberge, je prépare une platée de pâtes pour tout le monde. Bien sympa ce mélange de nationalités, qui communiquent en espagnol, francisé et anglicisé.

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Le dernier jour je rencontre Bettina et Gabriel, les 2 cyclistes suisses ;  et comme j’ai du champagne dans mon sac, nous fêtons l’événement. Je retrouve aussi les 2 cyclistes hollandais. C’est bien le bout de la route !

Entre cyclistes, il y a de suite quelque chose de fort qui passe, car on a vécu la même chose. Je passe le relai à Paris, un polonais qui arrive juste et monte son vélo alors que je remballe le mien. Muchos gracias Paris , para el bici ! y bueno viaje ! il m’aide à empaqueter mon velo  à la perfection, car je n’ai pas de housse ; ( démontage complet et gainage dans une robe de mousse et de scotch).

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Voila l’aventure se termine… tellement riche ; je suis heureuse de l’avoir partagee avec ceux qui m’ont suivi sur le net et sur les routes. Et je les remercie vraiment pour tous les messages d’amitié, qui m’ont permis de ne pas douter et qui m’ont réchauffé le cœur entre 2 étapes.

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La rose ose

étaler sa beauté

et libérer son essence

OSEZ !

Osez changer, osez partir, osez la différence, osez aimer, osez réaliser, osez vous exprimer, osez croire, osez être heureux, et surtout osez être vous même.

Le voyage, celui ou on quitte nos habitudes pour s’ouvrir à l’inconnu, nous permet d’oser et d’embrasser la vie dans son intensité. Et le voyage seule, et surtout en vélo, permet cette confrontation avec soi même, avec le silence et l’immensité des paysages ; et favorise aussi les rencontres. Une expérience inoubliable. L’aventure peut se vivre tous les jours, mais sur son chemin, il n’y a pas de certitude, sauf celle de s’engager dans le domaine de l’imprévisible, et du mouvement. La vie est mouvement, est une danse.  

Aventure

Nouveauté

Dépassement

Emotion

Silence

  Au cœur des ANDES , une DANSE avec la vie. 

Et parce que la vie est un jeu, j’attend vos réponses pour mes 3 questions finales : le nombre total de km en vélo, le dénivelé et le nombre d’ heures de selle, au cours de ce périple de 5 mois, le long de la cordillère des Andes. Petit souvenir pour les 3 réponses les plus proches.

Question subsidiaire : quelles sont les 3 nationalités qui voyagent le plus, dans le sud de l’Amérique, Argentine et Chili.

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La Patagonie chilienne

Posté par sylvie974 le 10 janvier 2010

Me voici  repartie dans cet univers hostile, le royaume du vent. le vent qui en rafale, dépasse les 100km/h ; ne suis je pas rentrée dans la zone des «  50 eme hurlant  » ? le parallele passe au dessus de el Calafate et du Torres.On entre alors dans la Patagonie du sud:. La patagonie, une région sans frontiere, sans limite, ou je penetre encore plus dans l’immensité, l’intemporel, et qui apprend l’humilité.Chaque journée dépend maintenant de la force du vent…

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Pas vu de cocotier ici ¡

Une légende dit que lorsqu on goutte au fruit du calafate ( sorte de myrtille), on revient en Patagonie : J’en ai goutté…

5 janvier : Torres Del Paine. 33 km de vélo en 5h. Dénivellé : 700m

 Je repars donc seule, mais la traversée du parc me motive. La piste n’est pas du tout plate, d’abord un col puis de grosses bosses. Le % très fort m’oblige encore a pousser le vélo, mais le cadre est super.

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 Je m’arrête pique niquer a la laguna Larga, et en profite pour étudier la géologie du massif. L’intrusion du pluton granitique s’est faite dans les séries sédimentaires du Cerro ( 1er plan) et les a soulevées. C’est l’érosion glaciaire, qui entaillant ce pluton, a dessiné les aiguilles du masif.

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Plus loin j’observe les stromatolithes ( cyanobactéries constructrices de formation calcaire), les bordures blanches du lac Sarmiento.

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 Elles font partie des 1er etres vivants sur la planete, mais celles-ci ne datent que de la dernière glaciation ( 10000 ans) . Faut pas croire que le lycée me manque…le lac se couvre de vaguelettes, mauvais signe.

Plus loin, le vent devient une tempête de sable, que j essaie d’affronter de face, mais il couche mon vélo ; je m’accroupis derrière pour me protéger. Je n’ai jamais vu ça. Je ne peux pas avancer ! et le sable me gifle le visage. C’est la 1ere fois que je me demande ce que je fais ici seule au milieu de cette tourmente. Il y a des bus « tour express » qui permettent la visite, les gens qui me doublent sont a l’abri. .On est bien dans la région des 40 et 50 eme rugissants ! J’attends un peu, mais il faut bien faire quelque chose. J’avance donc mètre par mètre entre deux rafales…toujours en poussant (du 1 a l’ heure) et puis la piste finit par tourner ;( le vent vient toujours de l’ouest) et je découvre le très beau lac de Pehohe au pied des 3 tours.

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Les cuernos et le lac de pehohe

 Le camping n’est plus très loin, il est a l’abri, très sympa. Pas de cyclistes mais un groupe de randonneurs.

6 janvier : camping Pehohe ; Puerto Natales. 75 km. 5h30 ; dénivellé : 400m

Je voulais prendre le bateau et faire la randonnée menant au glacier Grey, mais je suis peu motivée par la faire seule. Je repars donc en direction du sud,  relativement abritée ; toujours ce paysage de lagunes et de montagnes, et la piste pas facile. 

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Des guanacos

Lle vent forcit encore et je rêve  d’un bon lit. Après la sortie du parc, j’arrête donc un pick-up, pour les derniers km me séparant de P natales .Un bon steack salade me retape ; dans l’auberge nous formons une chambrée de 8 français, encore des billets tour du monde.

7 janvier : P natales. Morro Chico. 103 km et 5h55. dénivellé : faible ( 2OOm)

Au bout de plus de 5 mois, je suis toujours si heureuse quand je reprends le vélo le matin, le meilleur moment ; même s’il n’y a rien a voir, comme aujourd’hui. Mais c’est la Patagonie, son immensité, ses chevaux et ses maisons de couleurs perdues dans la pampa, les lupins qui éclairent le gris du ciel, le silence …

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 tout est si grand, j’aime bien cette ambiance. Les km passent vite ; il n’y a pas d’hotel sur ma route. Je m’arrête a la cafet de Morro chico (  15 maisons) et on m’offre une cabane avec un lit ! et une douche ! Quel soulagement. J’apprécie encore plus qu’un hotel programmé. Les gens sont très accueillants dans le grand sud et généreux. L’entraide face a la rigueur du climat. Un territoire sans frontière, simplement défini par sa géographie.

8 janvier : Moro Chico. Puenta arena. 155 km de velo et 8h15. Dénivellé : 400m

Je prend un bon petit dej au coin du feu. je ne sais si je pourrai atteindre la ville aujourd hui. Tout depend du vent.Toujours faire confiance…Aujourd hui c’est plus desertique qu´ hier. Il n’y a rien, oui, quelques autruches et petits lacs.

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Le vent n’est pas mechant aujourd hui, legerement de coté: J envisage donc de faire mes 150 km, et limite mes arrets pour avancer. Un bon café chaud me rebooste en milieu de parcours.Les distances des capitales y sont affichées, comme pour rappeler qu on est ici loin de tout.

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Je suis heureuse de voir que j avance et que j arriverai ce soir. C’est une étape de rouleur et j aime ca ¡ tout est vraiment dans la tete ¡ j’arrive 7h passée a P Arena, qui est une grande ville. Hotel plein,; je croise alors un francais qui m avait repéré avec mon drapeau.Il veut remonter en velo et fait partie d une expé dans une ile antartique. je le suis, et passe la soirée devant des grillades d agneau et du pisco, a discuter sur l expe. Il y a un prof de bio qui fera le relai des travaux aupres des ecoles. Interessant pour moi, et preparation à mon retour à la realitéà ou j espere pouvoir instiller ce gout de la decouverte a mes eleves.

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Une expé de francais

Le 9 janvier :P uento arena

Réveil aux aurores pour aller sur l ile Magdalena, pour aller voir les « pinguoins », qui sont des manchots de Magellan. Des milliers , qui sont revenus sur l ile en septembre pour pondre et elever les petits.

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L’eclosion a deja eu lieu et j observe les petits poussins au duvet gris, qui sont prés des nids ,dans de petites grottes. les manchots sont vraiment amusant quand ils se deplacent.

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Je rencontre dans le bateau Manon, qui vit ici depuis quelques mois avec Maxime, et qui m invite manger chez elle, et discuter mouton .. Maxime est un passioné et me donne plein de renseignements sur la selection génétique des moutons. Amusant, mon boulot vient a moi, mais sous une autre forme.

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Manon et sa famille 

je passe la fin de journé avec eux, trés sympa. et en rentrant je retrouve Bettina et Gabriel, les 2 cyclistes suisses, qui m invitent manger au resto.super soirée !

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Comme si je faisais le plein de chaleur humaine , avant de repartir seule en Terre de feu..

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La Patagonie argentine

Posté par sylvie974 le 6 janvier 2010

Le 25 décembre au matin, un bel arc en ciel éclaire mon réveil, alors que les lievres gambadent dans la pampa. 

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Il me faut traverser la frontiere par la montagne, étape redoutée des cyclistes, car les sentiers sont bien hards et bien boueux. Je veux rejoindre El calafate en Argentine, pour la nouvelle année. Et pour le 1er janvier, aprés une nuit de pleine lune de fiesta, je suis….  ou ?

Indice : c est plus gros que pour le jour de Noel.et par endroit ca ressemble à ca.

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26 décembre : 20 km de vélo par les sentiers . 4h30 environ. 

 ….Nous sommes plusieurs cyclistes à prendre le bateau pour la frontiere : les 2 hollandais, 3 américains vraiment crazy qui descendent depuis l’Alaska depuis plus de 3 ans ( ils sont pieds nus et en shorts), un belge et moi .

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 Donc traversée du lac de Villa O Higgins, dans de superbes paysages de lac turquoise et de montagnes enneigées. Arrivés a Candelario Mancello, nous avons reservé des chevaux pour le portages des saccoches ( pas les américains bien sur) ; la piste est d abord bien raide puis après c est genial, dans la foret et sous un peu de neige

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La piste est bonne jusqu a la frontiere, ou on apperçoit les 1er sommets du massif du Fitz Roy ;

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puis elle se transforme en un sentier bien boueux et très etroit sur les 2 derniers km ( c est la ou c est difficile de passer avec les saccoches). Nous sommes obligés d’accélérer sur la fin , pour arriver au bateau de 18H. Je cours avec le velo a cote pour passer dans les ornières et sur les racines.

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J ai les pieds trempés et plein de boue. Cela me rappelle les raids à Mada et je suis ravie. A 18h nous arrivons a la laguno deserto, en même temps que le bateau. Il pleut maintenant. Et le bivouac prés du lac sera bien humide. Avec un départ le lendemain dans les chaussures mouillées…. 

27 décembre : Lagune déserte. El Chaiten. 35km et 2h50 de vélo. Plat sur de la piste caillouteuse. 

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L’étape est courte aujourd’hui, mais je traîne car elle passe au pied du Fitz Roy (gravi pour la 1ere fois par des français. Lionel Terray). Enorme aiguille de granite, surgissant de ces paysages glaciaires.

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Je pédale entre les rios, les lacs et les montagnes… le bitume sera dur a avaler en rentrant ! J’arrive tôt à El Chaiten, mais j ai besoin de laver et sécher la tente (pas difficile, vu le vent dehors), faire des courses et… me reposer. 

28 décembre : El Chaeten.La Leona. 115 km de vélo et 5h30.

Plat, ou presque. Mon vélo  se transforme  a nouveau en mobylette ce matin, génial ! Jusqu au croisement (90 km), je dépasse les 30km /h, malgré les petites cotes. La route est très très monotone, rien a voir. Sauf deux bels espagnols qui me dépassent en velo et que je retrouve a  la Leona, dans l’apres midi. Soirée bien sympa, avec les 2 Fransesco, a l abri dans l’immensité de la pampa ravagée par le vent . 

copiedeelchaiteelcalafate8.jpg 29 décembre : la Leona. El calafate. 111km de vélo et 8h. Dénivellé : 400m 

Départ dans le vent ou je me protége derrière mes 2 acolytes, mais quand isl me lachent , cela devient plus dur. D’abord une succession de cotes, puis après la route change de direction et le vent latéral est horrible , me forçant parfois a pousser même au plat, pour ne pas être renversée. Pour le casse croute du midi, la technique est de se mettre a l’abri d un pont. Ensuite, nous longeons le lac Argentina, vert sur fond de montagnes enneigées, très beau .

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Le lac argentina

 les 33 derniers km ( fait en 3h), seront très éprouvants, vent de face très fort qui me déstabilise et m’épuise. J’en arrive a m’arreter un peu tous les 5 km, afin de reprendre des forces. Et quand j’arrive a l’auberge de jeunesse de calafate, c est le bonheur ! 

30 et 31 décembre : jours de repos 

Avec visite des grottes près du lacs, ou il y a des peintures rupestres de 4000 ans, puis du musée, très bien, qui retrace l’histoire de la Patagonie

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Une ambiance, une vie bien spéciale, dans la tourmente du vent glacé et la solitude de la pampa. Et la vie des indiens modifiée par l’arrivée des colons, qui introduisent les grands élevages de moutons, qu on retrouve aujourd hui dans les estancias. 

Et le soir du réveillon, on se retrouve d abord pour un repas de fete, au champagne, puis l’on part danser dans un bar . Vive la musique argentine, et les nouvel ans de pleine lune ! 

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1 janvier sur le glacier du Perito Moreno. 

Bonne Année a tous , du glacier du Perito Moreno ;

 Je vous souhaite pour cette année, de vous emerveiller de tout, et de vivre intensement chaque seconde, sans penser a hier ou a demain…

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La glace, l’eau, les crevasses sont bleues. Car les cristaux compactés ne reflètent pas la même longueur d’onde, que la simple eau gelée. Le Perito est un des plus grands glacier du hielo sur, et il butte contre le détroit de magellan. Ceci occasionne les célèbres phénomènes de rupture, ou le pont de glace formé par la compression de l’extrémité du glacier s’ effondre.

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Je ne vois que des gros blocs de pans de glacier tombaient a l’eau, mais c est impressionnant. Sa paroi haute de 50m surplombe les eaux vertes du lac. Paysage féerique pour commencer l’année ! Je chausse les crampons pour fouler le monstre glacé et ses reflets bleutés . « Que cest beau ! », la formule consacrée de ce voyage…. Car la nature est de partout fabuleuse. 

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Le périto est le seul glacier a ne pas reculer, mais il ne change pas de volume, avance mais fond a sa base. Alors que le reste des calottes artiques et antartiques diminuent de plus en plus vite. Cette année en Patagonie, il pleut pendant plus longtemps et il fait plus froid que les autres années. 

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Evolution de la calotte artique. L’annee  de plus grande fonte est 2007.

2 janvier : El calafate.El cerito. 100km et 4h30 de vélo . dénivellé : 500m . 

Les 33 km fait péniblement contre le vent, sont ici bouclés en mois d’une heure ! Après un col de 10 km, la route change de direction et helas, le vent me pousse a nouveau de coté. Nous espérions trouvé une estancia, et trouvons un hôtel en construction, qui fera très bien l affaire pour nous abriter du vent. J’apprend aux fransesco, à jouer au yam et nous faisons des pâtes sur le sol de notre hotel. En fin d’après midi, 4 autres cyclistes nous rejoignent. Il n’y a que des cyclistes pour s’arreter dans ces endroits si isolés et désertiques ! E tout cas, je suis bien heureuse de n’etre pas seule ! 

copiedeelceritotapiaike7.jpg 3 janvier : El cerito. Tapi Aike. 65 km et 4h30 de vélo ; dénivellé : 300m 

On retrouve le ripio, d’abor très roulant, puis le terrain se gâte, beaucoup de cailloux, de la tole ondulée, et le vent qui devient de plus en plus fort. Je ne m’arrête pas, car justement essaie d’éviter le plus fort des rafales. De toute façon, il n’y a rien a voir, a part des moutons et des autruches ;

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 on se retrouve tous les 7 a boire un thé a la station service de la cruze, en attendant d’etre hébergé chez les gendarmes . et apres ces longues heures dans le vent et la poussière, c’est extraordinaire de se voir offrir des matelas et un repas. Du mouton grillé pour ce soir. Ils nous expliquent qu’ils aident les gens, et reçoivent donc beaucoup de moutons en cadeaux ! Que restera t il de mon voyage ? sans doute de beaux paysages, mais surtout tous ces instants de partage et générosité au détour du chemin, et après l’effort . Ce qui ne se programme pas 

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Coucher de soleil sur Tapi Aike

4 janvier : tapi aike. Cerito castillo. 55 km et 7h de vélo. Dénivellé : 300m 

Nous quittons tous les 7 la gendarmerie en pleine pampa, pour du bitume.

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2 prennent un camion, le vent devient infernal ; j ai toujours du mal a trouver l’equilibre quand il est lateral. Le guidon est peu etre un peu court par rapport aux autres vélos ? bref , journée difficile, dans le vide du paysage , et qui s’empire sur les 13 derniers km de chemin menant a la frontière. Laforce du vent et son bruit sont vraiment épuisant . A cerro castillo, j’arrive en même temps que le passage d’un troupeau d’un milliers de moutons, conduit par les gauchos a cheval, dans une ambiance de poussiere et de rafales ; Ambiance patagonienne assurée….

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on se retrouve au café pour faire un point pour la soirée. Les chambres sont cheres, mais apres de nombreuses negociations, nous obtenons un prix tres correct. Nous ne voulons surtout pas camper dans ce vent et ce froid ! Nous ne serons plus que 3. Les 2 espagnols, avec qui je devais faire la traversée du Torres del Paine, en ont marre du vent, et décident d’arrêter la, pour aller … à la plage. Grosse déception pour moi, demain je serai a nouveau seule dans cet environnement si inhospitalier . Et dans ce voyage, le plus dur ne sont pas les cotes ou la pluie ( le vent peut etre), mais les amitiés qui s’arrêtent quand les chemins se séparent. Car en voyage et encore plus en vélo, les rencontres se vivent plus intensément. 

Mais je sais que la route est pleine de surprise, alors faisons confiance...

70 km et 5H45 pour aller au parc Torres del Paine; plat

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Carretera australe sud

Posté par sylvie974 le 27 décembre 2009

Aprés de longs km sur les pistes chaotiques du grand sud et sous un crachin quasi permanent, je suis arrivée pour le soir du révéillon de Noel, dans une auberge bien chaude à Villa Hoggin’s, le bout de la route…. pour vous souhaiter :

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Mais où suis je, sur cette photo?

La carretera australe est vraiment superbe en vélo, avec peu de vent par rapport à la route parallele en Argentine. Difficile mais trés belle, de la piste au milieu de paysages de bout du monde. je la conseille vraiment a tous les cyclistes.

17 décembre : Cohaique. cerro Castillo. 100Km de vélo et 6h50; Dénivellé + : 1700m

Un gros dénivellé aujourd’hui, avec un col à 1100m, le paso Ibanez, mais la route est asphaltée et le vent plutot favorable. La pente est plus douce aujourd’hui ; toujours les champs de lupins, et de belles coupes de sol (interessant pour la tectonique et la strate de cuivre intercalée)

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 C’est une belle étape de montagne, avec de superbes sommets enneigés, un lac , et un vent glacial au sommet. Mes sandwichs au fromage sont toujours une récompense, que je m’octroie toujours aprés au moins 60km.

Belle descente en lacet sur cerro castillo, ou je trouve une hospedaje ( Villarica). C’est toujours un grand reconfort de se retrouver au chaud, apres ces longues journées dans le vent.

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18 décembre : Cerro Castillo. Avant Puerto Mura. 80 km de vélo et 7h45. dénivellé + :600m

Je longe d’abord la chaine du Cerro castillo et ses rivieres;

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 le vent est trés violent aujourd’hui et je tiens a peine sur le vélo.

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 je pousse pas mal le vélo, la piste est mauvaise, je dois rouler à 6km /h, mais bizarrement je ne m’inquiete pas. je ne me lasse pas de ces paysages grandioses. Les lagunes, d’abord la laguna verde

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Puis un autre lac

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 des troncs calcinés dans les rivieres…une ambiance étrange dans un ciel gris. Qui devient de plus en gris, avec la pluie qui arrive. je ne sais trop si je plante la tente ou continue. Tout est mouillé , je continue ; c ‘est difficile, faut s’accrocher ! et je trouverai un coin sympa pour planter la tente. Et c est le rituel, planter sa tente, gonfler le matelas, preparer un repas chaud et s endormir tot, a cause de la fatigue.

19 décembre ; bivouac. Puerto tranquillo. 47 km de vélo et 3h45. Dénivellé : 200m

La route est plus facile aujourd hui, dans la foret, mais beaucoup de tole ondulée qui ralentit la progression, Toujours ces troncs gris, qui rendent la route plus mysterieuse.

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 Puis les lupins deviennent jaunes et eclairent le lac carrera general, pres de Cerro castillo. Toujours la pluie, je suis heureuse de trouver une petite hospedeja ( sylvana): les hospedajes coutent environ 5000.7000 pesos, soit 7 a 9 euros.

20 décembre : p tranquillo. Puerto Bertrand.69 km de vélo et 6h50.Dénivellé : 900m

Un bon col pour commencer mais le vent est favorable. la route longe le lac pendant plusieurs km. je rencontre Lisette et Koen, 2 hollandais qui prendront le bateau le 26, le meme jour que mois. (Il n’y en a que 2 par semaine, ce qui oblige a programmer la fin des étapes); On partage un café et un pain de Pasqua ( délicieux et tres energetique) devant le lac.

 

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Puis l’état de la route se gatte, c est une succession interminables de bosses, avec pas mal de galets. les derniers km sont bien raides, sous une fine pluie. Le lago negro, puis le lago Bertrand, pres du village ou je trouve une petite hospedaje bien sympa. La pensée d’un toit, me permet de terminer des journées parfois difficiles, et la beauté des paysages me font oublier les cailloux et les bosses. je passe des heures seule, a pédaler, mais c’est toujours avec un grand bonheur, un sentiment de plénitude. Et le soir, quand je peux j en profite pour papauter, en espagnol.

21 décembre : P Bertrand. cochrane.48km de vélo et 5H; dénivellé : 1000m

Pas facile aujourd hui. j’appelle cette étape : la journée du poussage. Lisette a un niveau sur son velo, et me dit que certaines cotes font 20 %, La piste est des plus pierreuse et longe le rio Baker, vert comme toutes les eaux glaciaires.

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 Mais j ai le temps. En voyage, c’est un des facteurs de stress que l on oublie. Et du coup je vis pleinement l’instant. Apres le pique nique pres du rio et du pont, c’est plus facile et j’arrive assez tot a la ville (hospedaje cerro cerro, avec de la tarte meringuée au petit dej , spécialité de toute l amérique du sud): la ville est plus grande et j en profite pour refaire le plein en ravitaillement.

22 décembre : Cochrane. Tortel. 70 km de vélo et 6h30. dénivellé : 600m

La route suit la foret toujours bien humide, et ses arbres calcinés.

 Je voulais aller a Tortel , ce qui m obligeait a faire un détour, mais a cause du bateau je n avais pas le temps. Quand j’entend un minibus, qui va a Tortel , il refuse d’abord le vélo, puis finit par le hisser sur le toit. J’irai donc a Tortel, trés beau village de pecheurs construit autour de passerelles en bois et au bord d’un grand lac vert.

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Sous la pluie, les couleurs sont fabuleuses, c’est vraiment le bout du monde, mais je rencontre Daniel et Olgan qui cherchent desesperement des touristes, pour affreter un bateau aupres des pecheurs. Lea et Thibaut seront aussi de la partie et nous invite dans leur cabane pour une soirée bien sympa.

23 décembre : Tortel. p. hungay. 30 km de vélo et 2h45; dénivellé: 500m

Départ à 5h du mat, pour la glacier Steffen, partie sud du glacier helio norte. Sous la pluie, mais a l abri autour d un bon café.

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 Au bout de 2h de navigation, les 1er glaciers apparaissent, bleutés et aux formes étranges. c’est impressionant !

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surtout quand on nous débarque sur l’un d’entre eux, qui vient juste de se détacher du glacier.Donc pour vous souhaiter un joyeux Noel, j’étais sur un iceberg ¡ une vraie mere Noel  ¡

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Moment inoubliable , quel bonheur d’être en pleine mer sur la banquise. Et en prime, on a droit au whisky avec la glace naturelle, une tradition,; je me souviendrais de ce petit dej antartique…

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Et je comprend pourquoi mes pas m ont guidée vers Tortel ! (pour le glacier, pas pour le wisky). Daniel et Olgan me ramenent sur la carretera, Thibaut et léa resteront pour Noel ici?  je poursuis ma route en vélo dans un décor de Noel, car il vient de neiger.

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je suis en avance au bateau et en profite pour faire secher tous mes vetements, et pour discuter avec les navigateurs. nous sommes 6 cyclistes a passer le bac ce soir. je m arrete camper pres de l aerodrome et j y trouve un abri sous lequel je plante ma tente,. demain, je me leve tot car je voudrais boucler l’étape en une journée pour rejoindre Villa hoggin s pour Noel; les autres la font sur 2 jours.

24 décembre: P hungay. villa Hoggin s. 100km de vélo et 9h. dénivellé : 1000m

Réveil a 6h. je suis motivée ! l ‘étape est trés longue, je m’oblige a ne pas m’arreter avant le 65 eme km, soit plus de 6h aprés le départ. Il y a de beaux cols, avec une piste pas facile, mais le vent est toujours favorable. le décor est encore plus immense, des ascades, des lacs, des rios en cru, des troncs mysterieux, et une route ou je ne vois passer que 2 vehicules dans la journée. Aprés mon arret sandwich, cela devient plus dur, plus de cailloux, de la tole ondulée et des km de petites bosses. mais ma motivation est grande. je veux telephoner a mes enfants pour Noel et ne peux m arreter. C’est un peu fatiguée et surtout tres heureuse, que je vois les maisons colorées de villa hoggin s, au bout de la route, au bout des 1025 km….

Quel bonheur de trouver une auberge bien chaude et un super accueil ( El Mosco). je m’empresse de téléphoner, et malgré quelques problemes avec skype, j’arrive a avoir david. Super ! et apres, on m offre un vrai repas de Noel. les français, Cedric et Manu, ont ramené du foie gras et du champagne !

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En voyage, je ne rencontre que des persones adorables, tres genereuses,; ça fait chaud au coeur ! le lendemain, les 2 français préparent des crepes pour toute la maisonnée . ce sera une journée de repos, avant la traversée de la frontiere par les sentiers proche du Fitz Roy. la prochaine aventure …

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La Carretera australe.

Posté par sylvie974 le 17 décembre 2009

La carretera, j en rêve depuis le début, mais elle me fait aussi un peu peur, peu de logements sur la route, pratiquement que des pistes, une météo difficile et un passage sur l’argentine par des chemins de montagne dans le massif du Fitz Roy…Alors, un grand moment, car a chaque fois que je laisse la place a l’imprévisible, c’est fantastique.

Et cette carretera, qui fait 1050km, pourquoi a t elle été construite ?

J’ai acheté des sacs poubelle pour doubler mes saccoches, une petite polaire, fait des provisions, fais dévoiler ma roue . j ai surtout trouver un guide a vélo de la carretera, incroyable ! Je suis prete et j achete mon passage en bateau jusqu ‘à Chaiten.

Le 12 décembre : Chaiten. Santa Lucia. 80 km de vélo et 6h30. D+ : 900m.

40 km jusqu’a Puerto Cardenas ( D+; 200m et goudronné jusqu a El amarillo). 40km ensuite avec un beau col à 600m et une piste pleine de cailloux.

Le bateau arrive tot, vers 8h; ce qui me pemettra de faire une longue journée.  Je me change a l’embarcadere et prend le petit dej avec Sylvain, que j ai rencontré 3j plus tot. C’et un passionné de la nature et il visite les parcs chiliens. Nos routes se séparent, c’est ça la loi du voyage ; on lie des amitiés, mais qui sont écourtées.

On annonce la pluie pou 3 jours. Bon! La carretera est là !

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                Début de la carretera australe.  Il ne reste  plus de 1050 km d’ici la fin, a Villa O’Higgins

Les 1er km sont féeriques ; je m’attend a voir surgir des elfes de ce paysage brumeux . Des rivieres, des rubarbes géantes, des preles et des fougeres, de gros oiseaux noirs…Les cendres grises du volcan qui ont recouvertes toute la région, il y a un an et demi. la ville de Chaiten a été entieremnt détruite, mais les habitants avaient tous été évacués en urgence, par bateau.

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Les cendres , au 2eme plan colorent ce paysage de mystère.

J’adore cette ambiance, mais bientot la piste apparait et ralentit bien ma progression. je m’arrete pique niquer sur le lac de Puerto cardenas, qui doit etre magnifique sous le soleil ; j’apprecie moyennement, les gouttes qui commencent à tomber. Je décide donc de ne pas camper, et fais le forcing pour arriver au prochain village. Aprés un col bien difficile, que je gravis surtout en poussant le vélo. Les hosterias sur la route sont toutes fermées ; la pleine saison se limitent a janvier, fevrier. je trouve une chambre dans une maison,qui fait office de café en bord de route. j’observe la seniora faire des montagnes de petits pains ; ça sent bon ! et j’entend tomber la pluie sur la tole du toit. Le lendemain matin il pleut toujous beaucoup.

Le 13 décembre :Santa Lucia. la Junta. 72 km de vélo et 6h . D+= : environ 700m, avec de véritables montagnes russes tout le long, et de trés gros cailloux.

Le matin, j’attend que la pluie cesse, ne sachant trop que faire. Et puis je me décide à 11h. Je m’équipe bien et part e vélo. Et il ne pleut plus a quelques km. ..comme quoi, on a souvent une vision limitée,  quand on ne va pas voir a coté. Ma route n’en est que plus belle, car je m’attendais au pire; mais la journée est épuisante avec ces successions de bosses dans les cailloux.

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Je traverse une succession de rivieres incroyables, et croisent juste des chevaux, des vaches, des cochons et de magnifiques oiseaux.

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J’arrive tard et trouve le lit de l’auberge trés agréable. a la télé il y a les résultats des élections ; c’est Pinera qui est en tete, mais il doit y avoir un 2eme tour.

Le 14 décembre : Junta. Puyuhuapi. 48 km de vélo et 3h40; D+ : environ 250m

La journée est bien plus facile, moins de bosses et la piste est bien tassée. ouf ! la pluie refait son apparition, et je m’abrite pour manger sous des feuilles de rhubarbe du Chili. Un bon moment finalement, dans ce payage dégoulinant de végétation.

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Le chemin est trés beau le long d’un lac helas un peu gris. les sols sont multicolorent et traduisent aussi l’humidité environnante.

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Un sol léssivé de la carretera

J’arrive tot a Puyuhuai, et ballade au bord du lac, alors que le soleil se dévoile derriere les nuages. Un bon présage pour demain.

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De Beaux reflets sur le lac ,Et le soir un spectacle grandiose, avant d’aller au coin du feu.

15 décembre : puyuhapi.Manuheles. 50 km en vélo. 4h15. D+ : 300 m

Je quitte Puyuhapi sous le soleil et avec une allee de genet bordant la route. Quelle chance car aujourd’hui je m’arrete au parc Queulat, et il me faut du beau temps pour pouvoir approcher le glacier. 

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La route est trés belle. Ici des parc a saumon: Il y en a un million dans chaque cage, profonde de 20m. Pour avoir goutté les 2 types de poissons, elevage et péché, c’est pas du tout pareil

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Au bout d’une vingtaine de km, je prend un petit chemin, délaisse mon vélo pour le sentier du glacier Ventisquero. De gros blocs de glace tombent dans la lagune ; c´est magnifique, mais cela traduit aussi le réchauffement actuel.

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Et le glacier qui descendait bien plus bas et sans lac, en 1940. Il est aujourd’hui à 7km de la mer et l’était à 200m en 1893.

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Aprés ce trés bel arret, il me faut repartir et une belle cote m’attend et je devrais biouaquer dans la montagne… Bof. Et puis, comme souvent, j ai de la chance, juste en bas de la cote, Nicolas et Monica, que j avais rencontrés s arrete et me proposent de m aider dans la cote car elle est trés raide. Je suis franchement soulagée et en effet c’est une piste horrible et trés trés raide. Du coup je peux dormir au chaud, et passe ma soirée chez Georges qui recoit tous les cyclistes de passage, et me donne de bons tuyaux. E je lui traduis en espagnol, les textes qu il a en francais ¡

16 décembre . manuheles. Cohaique. 98 km de vélo et 7h. D+ : 500m

Durant toute ma journée, je suis entourée de km de lupins, des violets, des roses, jaunes, blancs. et d’une succession de montagnes enneigées et de rivieres. L’aller vers Puerto Aysen se fait face au vent, galere, et le retour vers Cohaique , avec un vent arriere qui m aide dans la belle grimpette de 400m qui precede la ville.

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J’arrive tard, m arrete faire quelques courses, et décide d’aller plus loin dans une auberge dans la foret ( l’ambiance ville ne me convient pas, apres ces si belles journées dans les forets). J’ai une bonne idée, je tombe sur une super auberge « salamandras »toute en bois, et j’y retrouve mes 2 protecteurs precedents, qui m offre en plus un repas: Trés sympas.

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Nicolas et Monica. A quoi reconnait ton une Réunionnaise ?

Santi a construit lui meme son auberge et me donne un tas d’infos sur la route a venir. Et il m explique l histoire de la carretera, en me preparant un plat de pates. ( je suis la seule cliente ). Personne en ce moment alors qu en fevrier tout est plein au Chili car ils prennent tous leurs vacances ce mois. donc a eviter )

Donc la carretera était construite sous Pinochet, pour soi disant désenclaver la Patagonie, mais le but etait militaire, pour occuper toutes les zones frontalieres avec l Argentine ; et il y en a 5500km. En 1984 les 2 troncons nord et sud se rejoignent, mais il s agit d une trés longue piste. En ce moment ils goudronnent certaines portions. Meme s il y a eu plusieurs gouvernement de gauche, l armée est encore bien presente ici. Et résultat des elections, Piñera , de droite est en tete, mais le 2eme tour a lieu le 17 janvier, avec Frei, représentant de l ancien gouvernement:

le Chili est le seul pays a avoir bien traversé la derniere crise, car grace aux revenus des mines de cuivre, le dernier gouvernement avait renfloue les caisses de l état. Bon, j arrive maintenant a causer politique en espagnol

Et pour la derniere question, vous n avez pas fait fort les triathletes, c ‘était l ironman de Pucon..

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La région des lacs

Posté par sylvie974 le 11 décembre 2009

Une multitude de lacs parsèment les montagnes du Chili et de l’Argentine, et font de cette région vert . bleue, un paradis pour les amoureux de la nature et les sportifs J’arrive d’ailleurs a Pucon, qui recoit un grand evenement sportif tous les ans. Lequel ? (Et bien la, je ne donne pas la réponse, trop facile )

E j’ai passé la barre des 6000 km !

4 décembre : Chillian. Pucon. 85 km de velo et 6h. Dénivellé. 300m

Aprés Temuco, je bifurque vite , pour rejoindre les petites routes des lacs. Il n’y a plus de vent !!!! et peu de dénivellé. A villarica, au bord du lac, j ai le choc d’apercevoir le cone blanc du volcan Villarica. Magnifique, il dégage une sacrée force. je decide du coup d’aller dormir a Pucon, au pied du volcan. Je fais du stop pour les 25 km restant, car je ferai la meme route en revenant. je trouve une super auberge ( l’école), avec jardin , belle déco et repas vegetarien;

copiedepucon.jpgLe matin petit dej improvisé sur notre terasse, avec Zoé, une australienne bien sympa, avec qui je partage le dortoir

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5 décembre: Pucon et le volca Villarica.

Je me suis décidée hier en arrivant; aujourd hui, je monte au sommet du volcan. Donc RDV pour s’équiper, le temps est vraiment bouché le matin ; ce n’est pas dit qu’on parte. de plus les fumées dégagées par le volcan sont bien toxiques ce matin. Et puis au bout d’une heure, on recoitun meteo plus favorable, et l’ équipe démarre.

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L’ascension est facile car peu élevée; le sommet est à 2800M et le dépar à 1400m. Mais la pente est bien raide et il faut bien planter le piolet pour progresser; le soleil arrive alors que nous atteignons le cratere sommital, avec ses fumées sullfureuses. Quelle chance d’etre sur ce si beau sommet ! Je fais l ‘acrobate au bord du vide, a défaut d’avoir une vue bien dégagée.

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Pour redescendre, on s’équipe bizarrement, avec surveste et pantalon, guetre, une otre de large harnais. On descend en luge !!! et ça file vite … génial. encore un trés bon moment.

6 décembre : Pucon Conaripe. 75 km et 6h de vélo.

J’aime bien cette région, faisant un peu penser a la suisse. Je longe le lac et ses forets pour revenir sur Villarica. Puis prend une petite route pour rejoindre un autre lacs, le lac Calfquen bien moins touristique, et bordé de petites plages et de champs fleuris;

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Ici, même les pédalos sont multicolores. toutes ces couleurs dans la nature, les maisons, eglises… mettent de la gaité au coeur.

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En arrivant je trouve un petit hotel et repart de suite pour faire du stop, sur un chemin de montagne, menant aux thermes geometricas. Un endroit fabuleux, au coeur d’une vegetation incroyable et au milieu des vapeurs d’eau chaude.

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Et le soir, voici la vue que j ai de mon lit. coucher de soleil ( a 21h30) sur le villarica, vu de l’autre coté.

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7 décembre : Conaripe. Panguipulli. Los lagos.100km. de vélo et 9h. dénivellé. environ 700m.

Je quitte Conaripe par une piste, bien caillouteuse et avec un bon dénivellé. Mais je domine le lac avec les volcans enneigés au loin. Ici,  deux sommets qui se répondent : le blanc ( villarica) et le noir, et unissent leurs énergies.

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L’asphalte réapparait au bout du lac, j avais une moyenne de 8 a l ‘heure. Et je rejoins un 3eme lac, celui de panguipulli. Aprés j accelere pour pouvoir rejoindre Los Lagos ce soir. pas de probleme, les jours sont si longs.

8 décembre : Los Lagos. osorno. 85 km et 6 h de vélo.

9 décembre : Osorno.puerto Varas. 80 kmet 5h45

Deux journées de liaison pour atteindre le lac le plus au sud de la région, de Llanquihue. la panaméricaine , c’est pas top, meme si ici ,il y a moins de circulation que plus haut. j’arrive a l’éviter sur quelques km, pour retrouver le calme et le charme de la région. J’arrive tard et pour le coucher de soleil sur le volcan Osorno sur le lac. Et mon auberge s’appelle… le margouillat, un francais Nico, qui est passé par la Réunion.

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10 décembre: Puerto Varas.

J’ai peu de temps hélas , car je dois prendre le bac pour Chaiten demain soir. je galere de plus pour trouver mon billet d’avion retour. Il n’y e avait plus, jusqu a ce que j en trouve un. je crois que je n’avais pas forcement envie de rentrer…Je fais tout de meme un détour par l’ile de Chiloe, en bus de nuit, et prendrai le bateau de la bas ( un par semaine)

11 décembre: Castro . Ile de chiloe.

Je suis dans une auberge ou je resterais bien plusieurs jours. Un palafito, trés agréable, avec une terasse sur l’eau. Les palafitos sont les maisons sur pilotis caractéristiques de la ville, ou les barques s’attachent à marée haute.

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Je pars en vélo faire un tour le long des quais et m’impregner de cette belle ambiance marine.

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ce soir je prend le navire austral et demain c’est le début de la carretera australe ; le soleil a l air au RDV. les maisons sont couvertes de décorations de Noel ; je serai loin de ceux que j’aime et sans doute en pleine nature, pour Noel. Ce sera la 1ere fois, mais j’arrive a ne pas « me sentir séparée ». Et sur les pistes patagoniennes, je penserai a vous tous.

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Le pacifique. Suite…

Posté par sylvie974 le 9 décembre 2009

Une cote pacifique encore plus sauvage, avec un festival de couleurs et les odeurs d’embruns et de fleurs. Tous les jours, du vent de face et souvent de la piste, ce qui reduit pas mal ma vitesse horaire. mais mettons nous au rythme de la région, hors du temps.

La route est aussi agrementee des panneaux publicitaires pour les presidentielles qui ont lieu ce we. ( non pas des affiches sur tous les murs comme chez nous, mais des panneaux amovibles poses sur le bas coté); il y a 4 candidats. Mais quel est d’ailleurs la spécificité du président actuel ?

25 novembre : Pichelemu. Bucalemu. 68 km de velo et 3 h20. dénivellé + et – : 800m.

La route est magnifique, bordée de champs jaunes et de foret, sur fond bleu océan, et des lagunes se jetant dans la mer.

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 Elle se poursuit sur les cretes, parmi les forets de coniferes, avant de redescendre sur Bucalemu, petit port de peche. Je trouve un petit hotel ( casablanca) bien sympa ou la patronne me cuisine des locos ( ormeaux). J’ai le temps, pour une fois ,de flemarder sur une petite plage fleurie et d’y ramasser des coquillages.

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 26 novembre : Bucalemu. LLoca. 72 km de vélo et 7h. dénivellé + et – : 1300m.

Et bien, c’ est une journée ripio ( chemin de terre) et dénivellé pas possible. Au chili, les routes sont tracées tout droit dans la pente , et la, par 2 fois , je rencontre des murs à environ 25 % , sur plusieurs km . Donc je pousse, et trouve des strategies, car mon velo est bien lourd. (La route est juste goudronnée sur 10 km jusqu a Valdivia ). Chemin permettant l’accés aux cretes dans de belles forets. J’arrive a la lagune Torca, reserve ou j observe longuement les cygnes a col noir.

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Je pense a Jean mi et Marc. Ils seraient heureux avec tous ces oiseaux. les jardins  débordent de fleurs, notamment des roses de toutes les couleurs. 

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Le chemin remonte à nouveau, d’abord lentement jusqu aux cretes et à nouveau , une montée trés raide et bien longue.  La descente sur la cote est un peu hard, dans du sable, mais aprés il ne me reste que 10 km tranquille au bord de l’eau.

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27 novembre :  LLoca. Constitucion. 65 km de velo et 430. dénivellé : 300m

Toujours le vent de face ( je radote mais le vent est tres important dans mon quotidien) et toujours de belles fleurs devant les dunes marines.

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Je termine la route avec un cycliste jusqua Constitution au bord d’un rio et de la mer.

28 novembre : Constitucion. Chancà. 68 km de velo et 5h. dénivellé : 800m

Une bosse me conduit a nouveau dans les montagnes, ou je m’arrete cette fois pour trouver mon repas de midi.

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Ue poelée de sanguins

Sur la cote le vent est trés violent puis une bosse me ramene vers l’interieur et a l’abri. Le soir je trouve une maison bien agréable, ou la proprietaire me voyant gelée m’ amene une bouillote et un plateau tartines au lit.

29 novembre : Chanco. Cobquecura. 72 km de vélo et 5h50. Dénivellé : 600 m.

Sans doute ma plus belle journée sur la cote. j ‘assiste au retour des pecheurs a Pelulhue et au village suivant. Tout est trés vivant et chacun a sa place. un jeune garçon qui atelle les boeufs aux barques pour les tirer sur le quai,

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les pecheurs triant des filets, l’incroyable quantité de poissons, les femmes qui les rangent dans des caisses et celles qui les vendent au marché a coté.  Et les martins pecheurs qui se regalent..J’y resterai des heures.Mais je retourne par la piste dans la foret , pour me faire mon assiette de champignons, avec des fraises.

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Plus loin ce sont les surfeurs, sur une immense vague,puis une succession de lagunes, de rio au bord du pacifique.

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Le climat est ici plus doux ; il y a des papayes, on ramasse des pommes de terre ( cela en est la capitale). Le jour se couche de plus en plus tard ; j ai le temps d’aller voir l’église Piedra, creusée dans un immense rocher au bord de l’eau.

30 novembre : Cocquera. Chillian. 102 km et 7h ; dénivellé : 900m

Je change de direction en rentrant dans les terres et le vent redevient favorable. Ca change tout. La route est vallonée au milieu des forets et des paturages, et des maisons colorées.

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Aprés Chillian, je me retrouve sur la panaméricaine et prend le bus pour Témuco (200 km), qui me permet de m’eloigner a nouveau du grand axe, pour la region des lacs.

réponse : Michele Bachelet est le premiere femme presidente du Chili, depuis 2006. Le pays vit une periode d’acceleration, successivement :essor de son economie, abolition de la peine de mot, droit au divorce et legalisation des droits de la femme.

 

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La cote pacifique

Posté par sylvie974 le 4 décembre 2009

Me voici sur la cote pacifique, pour profiter encore un peu du soleil, et eviter ainsi en velo, l autoroute qui traverse ce pays  s etirant tout en longueur. Le vélo est super, dans des montagnes paumées, qui descendent jusqu a la mer, mais il y a un vent de folie. Cette route n’est pas suivie par les randonneurs en vélo, et pourtant, elle est magnifique et reserve plein de surprises.

Ma petite question du jour :

Cette region est marquee par l empreinte d un poete, qui se decrit ainsi .« toute ma vie, je suis allé, venu, changeant de vêtements et de planète.» . Quel est donc ce poete, voyageur de par son metier, et dont les vers ont voyagé dans le monde entier, et quel etait son métier ?

Valparaiso, un bain de joie et de couleurs

 C´est une ville attachante, avec ses petites maisons, perchées sur les cerros (collines de Valpa) et les funiculaires pour y acceder.

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 Et surtout pour son originalité et son coté artiste, qui eclaboussent les murs de la ville en un bouquet de couleurs.  Tout est coloré et resplendit la joie

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Les cases

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Les portes

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Les fenetres

Je sens que je vais reprendre les pinceaux en rentrant a la Reunion. Cette ville met de bonne humeur. Je rencontre un valparaisien, qui me montre tout fier, tous les objets amusants qu il a invente et dont il decore la rue.

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Je passe 2 jours a decouvrir les rues et les moindres details des maisons.

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Je crois que je vais proposer mes photos a Mauvillac en rentrant…

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Les tags de la ville sont aussi extaordinaires,

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 et sur certains murs on peut lire les poemes , de… Pablo neruda. Dont je visite la maison, la sebastian, sur 4 etages et plein de petits recoins emplis de vie.

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Son autre metier qui l’a fait voyager, etait celui d’ambassadeur. en Asie, au Mexique, en France et au Chili. Il a ete ausi contraint de voyager lors de son exil politique. J’aime bien ses poemes et son originalité, et pars donc vers le sud visiter sa maison préférée, face a la mer. Me voici en sa compagnie :

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J’étais a l’auberge de jeunesse; aprés quelques jours sans pédaler, c’est toujours un peu dur de se remotiver, trouver l’itineraire, refaire ses malettes et repartir…. D’autant que j’ai une petite grippe depuis mon arret vélo, ma premiere fatigue depuis 4 mois.

22 novembre : valparaiso. algaborro.75 km de vélo et 5h30. Dénivellé + et – : 300m.

 Je suis obligée de faire une quarantaine de km sur l’autoroute en direction de Santiago, avant de bifurquer vers la cote. Je suis finalement heureuse de reprendre le vélo, mais la route est un peu monotone, vallonnée, bordée d’eucalyptus puis de coniferes ; j arrive assez tot dans Algaborro, ville touristique, mais désertée hors saison ; je profite de l’ambiance oceanique.

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2 3 novembre : Algaborro. Rajel..90 km de velo et 6h30 . Dénivellé + et – : 500m

La route suit maintenant la cote, et j’arrive vite à Isla negra, pour visiter la maison préférée de Pablo Neruda. je sympathise aves des collegiennes de Valparaiso, Toujours bien sympas ces moments d’échange.

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 A chaque fois ça me redynamise. La maison est magnifique, orientée autour de la mer et du bateau et plein de collections originales. J’achete son poeme « ode aux cyclistes », qu’il me faudra traduire en rentrant.

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Je pars ensuite pour San antonio, belle halte aupres des lions de mer qui se prelassent au soleil, en compagnie des martins pecheurs. C’est le premier port du Chili et le marché aux poissons est des plus apetissant.

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Je me force un peu pour repartir, afin de m’avancer pour demain ; la route quitte le bord de mer, et traverse d’immenses champs d’avocatiers. J’arrive tard, mais trouve un logement dans ce petit village.

24 novembre : Rajel. Pichilemu. 88 km de velo.6 heures. Dénivellé + et – : 1000m

La route est belle et vallonée . Je trouve des fraises sur le bord de la route ; ce sera mon pique nique de midi, au soleil, dans une belle foret de sapins et d’eucalyptus.

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Je suis étonneé de renconter une cote, puis une autre ; il y a, en fait un beau col de 14 km, qui traverse  des exploitations de bois. Je me croirais dans les alpes, et suis pourtant à 20 km de la mer. Une belle descente sur Pichu, la capitale du surf. je m’installe dans une auberge, sympa, « Chile. espania » et part admirer les surfers, bien courageux car l’eau est à 10°. les surfers reunionais, vous avez bien de la chance ¡ Je rencontre Iker, espagnol . On se comprend entre passionnés, il voyage avec sa planche et moi avec mon velo. Ici, il a un genre de long board avec une rame en carbone. Et ce soir, poelée d’ostiones, des coquilles st jacques. ça me motive pour rester sur la cote.

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La suite du pacifique est encore plus sauvage, et plus belle….je décide finalement de descendre le plus bas possible sur la cote. En suivant ces belles vagues, immenses sur l infini.

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l’ile de Paques

Posté par sylvie974 le 27 novembre 2009

L’ile mysterieuse de Rapa Nui

 

Ma destination mystere n’était pas encore la Réunion, mais elle lui ressemble beaucoup ; un brin de nostalgie sous les gouttes d’eau qui m’accueillent…C’ était donc l’ile de paques, à 3700km du chili, la terre habitée la plus isolée du monde. C ‘est David qui l a identifiée. Toujours perspicace ¡

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Et quelques questions mysterieuses pour la decouvrir:

Pourquoi son nom tout d’abord ? L’ile forme le triangle polynesien avec 2 autres iles, connues pour leur ironman. Lesquelles?

Allons faire un tour de l’ile ensemble, pour decouvrir les légendes de l’ile…

Accueil avec un bouquet de fleurs et de supers senteurs et couleurs, qui ressortent sous la pluie.

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A l’auberge de jeunesse , je rencontre Mariette et Valerie, et nous formerons une belle equipe pour crapahuter sur l’ile.

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Tout d’abord la plage d’Anakea, ou aurait débarqué vers l ‘an 450, les premiers habitants venus des Marquises, avec a sa tete le roi Hotu Matua . Chacun de ses fils aurait éte a la tete des 6 tribus. Sur la plage , les Moais d’Ahu Nau Nau ; toutes les statues ont éte élevées pendant la 1ere période.  ( a partir de 800). Elles representent les ancetres, destinés a proteger les descendants, notament par leurs regards transmettant le Mana, la puissance spirituelles.  Ici, certaines ont un pukao, coiffe rouge representant sans doute les cheveux colorés de glaise rouge.

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Elles etaient taillées dans le roche dans la carriere de basalte du volcan Rano Raraku, scultées horizontalement avec une tranchée dessus et une dessous:. Sur ce site, on peut voir tous les stades de la fabrication, et souvent seules les tetes depassent du sol, regardant l’horizon. On a dans ce site, la plus grande, de 21m et 71t.

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Comment étaient elle acheminées, au bord de mer ? On pense qu’elles étaient roulées ,allongées sur des rondins de bois ,jusqu’en bas de la falaise, puis placées et transportées debout ( decouverte recente par un archeologue de l’ile)grace a des rondins et a des cordes.

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Tongariki. le site le plus proche de la carriere. Voici un bel alignement de 15 statues, dos tournés a la mer pour regarder le village, et disposées sur le Ahu, plateforme ceremonielle. Elles sont gardées par un grand Moai , qui surveille l’horizon. Ce paysage sous la pluie ressemble un peu à l’irlande, avec des chevaux qui galopent dans le vert des prairies.

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3 Moais, dont un avec son pukao, sur le Ahu

Il y a aussi l’alignement de  Ahu Akivi, proche du 2eme volcan, seule plateforme ou les  7 moais sont tournés vers la mer. Des etudes ont éte faite sur leur construction : il aurait fallu 30 hommes travaillant 8h par jour pendant un an, pour tailler celle ayant un chapeau. Et 90 personnes pour la transporter, depuis la carriere, sans compter les 2mois pour construire la route et les 3 mois pour la hisser. Pourquoi tout ce travail ? une facon d’occuper les habitants , et aussi pour rivaliser entre tribus et elever les statues les plus hautes.

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Prés de la seule ville de l’ile, Hanga Roa, il y a le seul Moai, possedant encore des yeux de corail blanc ( extrait de la plage du nord). Les yeux contiennent l’energie vitale, envoyant le mana, et engagent au regard interieur . je suis allée plusieurs fois lui rendre visite.

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Au cours de cette premiere periode, d’apogée des statues, il y avait un roi et des tribus  dont la plus importante etait celle des Mirus, appartenant aux « grandes oreilles « , ( morphologie trapue, comme les Moais) la classe dominante. Des tabus, des interdits permettaient de preserver certaines especes.

Allez une petite explication pour les dentistes et orthodontistes.. L’energie spirituelle des ancetres etaient transmise dans la machoire superieure, siege de la puissance spirituelle: La machoires inferieure contenant plutot l’histoire des ancetres, la genealogie.

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Et puis les  » petites oreilles »( morphologie plus fine) , utilisés comme esclave se sont rebellés. On dit qu’ils renverserent les statues. C’est vers cette epoque au 17 eme siecle, qu emerge le culte de l’homme oiseau, permettant de changer de tribu chef. Il se deroulait sur la falaise d’Orongo, pres du cratere Rano Kau. Le 3 eme volcan contient une lagune, merveilleusement colorée par des algues vertes.

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Tous les ans, pour elire le nouveau roi, les representants de chaque tribu effectuaient un mega. aquathlon. Ils devalaient la falaise en courant, traversaient a la nage  sur un surf de bambou,jusqu aux iles pour recuperer un oeuf de sterne. Ils devaient alors renager et regrimper pour apporter l’oeuf intact.

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Le bord du cratere, formant la falaise coté mer.

Puis les missionnaires arrivent vers 1864, ce qui marquent la fin de l’apogée des Moais.

1ere réponse : L’ile a été decouverte en 1722, par les europeens un jour de Paques, tout simplement.

L’ile est emprunte de l’energie de ces grandes statues, mais elle possede aussi de belles cases multicolores et fleuries et un bien beau cimetiere.

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Un peu de geologie tout de mème ¡  Ses 3 volcans se sont formés progressivement au cours du deplacement ( vers l’est) de la place pacifique au dessus du point chaud. Comme a la Reunion. Mais il s’agit ici d’une plaque de subduction, qui disparait sous la plaque continentale americaine: Et ces volcans qui s’enfoncent sous la mer au cours du temps forment les atolls.

Et pour la 2eme reponse ; les 2 autres iles sont :Hawai au nord et la nouvelle zelande au sud ouest. Et au centre de ce triangle, la polynesie, colonisée progressivement en bateau.

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Il ne me reste plus qu’a vous dire »iorana », bonjour en polynesie, avant d’aller deguster des farejas ( galette que l’on garnit avec de la viande, de l avocat et multiples sauces) avec mes cops.

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Mendoza à Santiago

Posté par sylvie974 le 24 novembre 2009

Argentine puis Chili

Point commun : Dans les 2 villes, on se couche trés tard pour faire la fete. Plus fatiguant que le velo, à la longue ¡

 

Mendoza : la ville du vin et de l ‘Aconcagua

Donc, 2 questions pour commencer :

Quel est le film bien connu, qui a été tourné au pied de l aconcagua? Et pourquoi donc le vin est il si bon a Mendoza ?

La ville du vin . 40km en vélo.

Je vous emene d’abord en ballade sur la route des vins, avec mon gentil guide, Javier.

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Nous sommes devant un cépage Malbec originaire de Cahors ; les pieds sont plus bas que ceux du cabernet sauvignon, bordelais plus charpenté ( photo dans un article precedent). Nous rentrons dans la cave, super moderne et trés grande, et aprés l’observation de la vinification (fermentation 15 jours dans la cuve, puis stockage dans une autre et maturation dans des tonneaux ), nous passons à la dégustation ( juste un fond de verre ¡).

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Donc la qualité du vin provient d’abord du climat. Mendoza est à 900m. Les temperatures fraiches de la nuit lui donne son acidité, et la chaleur du jour sa richesse en sucres. mais aussi de la presence de l ‘Aconcagua, dont les neiges irriguent en permanence tous les champs.

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Le soir, Javier et sa famille , et Daniel.

Le lendemain Javier m’aide à trouver des pneus crantés pour mon vélo, chose quasiment impossible car j ‘ai des roues en 1.5, et il m’en déniche des supers. Je suis enfin parée pour les pistes patagoniennes. Ouff ¡

La Ville de l’Aconcagua

Je suis recue dans la famille de Daniel, qui est guide, et qui suit un stage de sauvetage. Toute sa famille est adorable, et j’arrive tant bien que mal a échanger en espagnol. J’aurais plein de petits cadeaux avant mon depart , mille mercis.

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Je pars donc direction de l’ Aconcagua pour la Puente del inca. Ici les eaux volcaniques ont formé un pont, par precipitation des sels mineraux, grace a des algues, et elles colorent les rochers  du rio mendoza.

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Le 14 novembre : Puente del inca. Los Andes . 95 km de velo 5h45.

Je dors au refuge, histoire d’etre dans l ámbiance montagne, puis reprend le velo pour passer la frontiere chilienne. Sur la route, belle randonné au pied de l’Aconcagua (6959m)

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Le lac de los horcones, puis le sentier vers « confluence », lieu du tournage du film  » 7 ans au Tibet ». C’est magnifique et cela me donne vraiment envie de monter tout la haut ¡ aujourd ‘hui il n’y a personne car le jour d ouverture du parc et du sommet, est pour demain.

La montée au col marquant la frontiere est tres difficile ; a cause du vent, je pousse le velo sur bien 5 km, mais le paysage est grandiose. Arrivée au tunnel de plusieurs km, je me trouve bloquée, mais  un 4.4 s arrete et me permet de passer au Chili et de faire les formalites, fort compliquées dans ce pays. Les argentins sont tres accueillants et serviables. Aprés c’est une super descente en virages, d’ ou l’ on voit encore le sommet.

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Une belle  riviere, bordée de fleurs et de saules pleureurs ( en voici un pour Manon ) me conduit vers Los Andes, proche de Santiago, et de là, le bus pour eviter l autoroute.

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Santiago, la ville des contastes.

Les immeubles de verre cotoient les vieux batiments. et les vieux quartiers jouxtent les maisons colorées de Bellavista. Et tout ceci fait un beau mélange.

La cathedrale de San Augustin. Les 2 s ‘èlevent vers le ciel.

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Ou le reflet amusant de l’ancien par le neuf…

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Bellavista. ou je retrouve Mariette et des routards, pour une petite soirée dans les quartiers animés.

 

 

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Visite du musée précolombien de Santiago, qui est vraiment trés interessant. En plus ds poteries, des masques en bronze et des tissus.

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Le soir, j assiste à un super concert de piano sur la plaza des armas. Trés beau de voir toutes ces personnes réunies pour ecouter du classique sous les étoiles.

 

Photo mystère :  je viens de me décider pour une  destination  non prévue. Quelle est elle ?

Indice : c ‘est une ile, fleurie de frangipaniers, hibiscus et bananiers, et colorée par ses nombreuses petites cases sur le fond noir de ses basaltes. ???

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Allez, je vous laisse reflechir jusqu au prochain article, sur …

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